MORPHINE

Морфий

Mikhaïl Boulgakov

Alekséï MATVEÏEV

MORPHINE

 

Il s’agit du journal d’un jeune médecin, le docteur Poliakov, affecté juste après la Révolution russe à un poste dans une clinique rurale. Il y sera le seul médecin, assisté d’Anna, une infirmière dévouée. Il est atteint d’un mal qui n’est jamais nommé dans le récit, mais dont seule la morphine parvient à atténuer les effets. À ceci s’ajoute l’isolement et la solitude, nouveaux pour cet homme habitué à la grande ville où il a suivi ses études. Poliakov tombe alors dans la toxicomanie sous le regard impuissant d’Anna, qui voit augmenter les commandes de morphine pour le dispensaire. Bientôt, le narrateur éprouvera les affres du manque et sombrera dans la détresse et la folie, dont seul le suicide le sortira.

MIKHAÏL BOULGAKOV

 

Mikhaïl Afanassievitch Boulgakov est un écrivain et un médecin russe. Il est né à Kiev le 3 mai 1891 et il est mort le 10 mars 1940 à Moscou, à seulement 48 ans.

Il travaille d’abord comme médecin durant la Première Guerre mondiale, la Révolution russe et la Guerre civile russe. À partir de 1920, il abandonne cette profession pour se consacrer au journalisme et à la littérature, où il est confronté, tout au long de sa carrière, aux difficultés de la censure soviétique.

Il a écrit des romans et des nouvelles. Il est connu pour des romans comme La Garde blanche, paru en 1925 et Le Roman de monsieur de Molière, achevé en 1933 (publié en URSS en 1962 de manière expurgée et de manière intégrale en 1989), ou les nouvelles comme Coeur de chien, achevée en 1925, mais publiée en URSS en 1987, Carnets d’un jeune médecin (publié en URSS en 1996) et Morphine écrite en 1927.

Son œuvre littéraire la plus connue est Le Maître et Marguerite, roman plusieurs fois réécrit et retravaillé entre 1928 et 1940, publié en URSS dans son intégralité pour la première fois en 1973, dans lequel il mêle habilement le fantastique et le réel, de telle sorte que le fantastique passe pour réel, et le réel pour fantastique. Il mêle aussi les époques et les lieux, Jérusalem au 1er siècle sous Ponce Pilate, et Moscou dans les années 30, sous la dictature stalinienne.

MORPHINE

En novembre 2019, dans le cadre de la coopération culturelle internationale entre la France et la Russie, le Théâtre Dramatique d’Astrakhan présente Morphine, pièce d’après la nouvelle de Mikhaïl Boulgakov, au théâtre de l’Atalante à Paris.

Avec tout son talent et d’une manière totalement artistique, l’auteur reflète les expériences de sa jeunesse, lorsque jeune médecin inexpérimenté arrivé de la capitale dans un petit village il finit par devenir célèbre en tant que médecin dans toute la province. À l’époque Il a également expérimenté la dépendance à la morphine, mais il s’en est débarrassé de lui-même et a pu ensuite en créer des images littéraires uniques.
Depuis un siècle, ses sujets très personnels inspirent les créateurs de divers domaines de l’art.
Le récit autobiographique de ce classique russe est devenu une histoire quasi culte. La pièce Morphine est mise en scène d’une manière pas standard. Elle bouscule l’idée traditionnelle de cette oeuvre de Mikhail Afanassiévitch.
Le metteur en scène du spectacle, Alexei Matveïev, s’est donné pour tâche de présenter aux spectateurs une étude psychologique complexe révélant sous un nouvel angle l’histoire des docteurs Bomgard et Polyakov .
À Astrakhan le spectacle se déroule dans l’ ”Imaginarium», lieu en sous-sol de 60 places, très apprécié par les spectateurs, et qui permet aux acteurs d’être aussi proches que possible du public et de créer avec lui une action interactive fascinante. Ces acteurs sont des artistes de premier plan du Théâtre Dramatique d’Astrakhan.

Du 04/11 AU 06/11 2019

Lundi, mardi et mercredi à 20h30

à partir de 14 ans
Durée du spectacle : 120 minutes avec entracte

Texte de Mikhaïl Boulgakov

Adaptation, mise en scène et musique : Alekséï MATVEÏEV
Costumes : Natalia DIAKOVA
Animation numérique : Anna PÉTROVNA
Technique numérique : Alexandre STOLBOV

Avec

Lidia ÉLISSÉÏÈVA, Anastasia KRASNOTCHÈKOVA, Alexandre GANNOUSSENKO, Oleg KOMAROV, Iékatérina SPIRINA, Nikolaï SMIRNOV, Maxime SIMAKOV