Du 12 janvier au 16 février 2009
A 20h30, sauf le samedi à 19h, le dimanche à 17h, relâche le mardi
Du 12 janvier au 16 février 2009
A 20h30, sauf le samedi à 19h, le dimanche à 17h, relâche le mardi
Un ange assis dans un café sale.
Agent du pouvoir absolu, il a pour mission de sauver Loth et sa femme, Sverdlosk, de la destruction de Sodome. Elle est là, en face de lui, pleine de superbe. Elle le défie. Elle ne partira pas. L’offense est trop belle, trop humaine : l’ange perd pied. Il la désire. Et même si sa colère se déverse sur les serveurs, les transformant en êtres tordus de douleur, sourds et muets, l’arrivée de Loth ne fera que précipiter l’impossible défaite. Parce qu’il est lié à Sverdlosk d’un amour si profond que le désespoir ne peut l’atteindre tout à fait. Parce qu’il a la parole, pour contester l’ordre des choses, pour libérer d’autres images, toutes aussi réelles, inflexibles à la soumission. Parce que l’attraction dévastatrice qu’éprouve l’ange est l’écueil où se brisent les chaînes de la servitude.
Qu’en est-il de notre liberté? La force de notre désir se
forge-t-elle dans la possession de l’autre? L’invention incessante du poème peut-elle nous sauver, comme il sauve Loth et sa femme, de toutes les aliénations, d’où qu’elles viennent.
“Il faut qu’un tel amour qui donne, se fasse le brigand de toutes les vertus”
F. Nietzsche
LOTH ET SON DIEU
de Howard Barker
Mise en scène : Agathe Alexis
assistée de Grégory Fernandes
Avec : Agathe Alexis, François Frapier, Michel Ouimet, Jaime Flor
Traduction de l’anglais : Sarah Hirschmuller
Chorégraphie : Claire Richard
Scénographie : Christian Boulicaut
Lumières : Stéphane Deschamps
Création musicale et sonore : Jakob
Costumes : Dominique Louis
Production : Compagnie Agathe Alexis
conventionnée par la D.M.D.T.S., Ministère de la culture et de la communication.
Coréalisation : L’Atalante
