Du 15 janvier au 15 février 2010

à 20h30, sauf le samedi à 19h00, le dimanche à 17h00,
relâche le jeudi et relâche exceptionnelle le vendredi 5 février 2010

Le pain dur

Champ clos de passions assassines

de Paul Claudel


Mise en scène Agathe Alexis et Alain Alexis Barsacq


Scénographie Christian Boulicaut

Costumes Dominique Louis

Chorégraphie Claire Richard
Création musicale et sonore Jakob

Lumières Stéphane Deschamps
Assistanat à la mise en scène Grégory Fernandes

avec Agathe Alexis, Robert Bouvier, Grégory Fernandes, Georges Goubert, Tatiana Stepantchenko,
Hervé Van der Meulen et Frédéric Boubet


production | Compagnie Agathe Alexis

partenariat | Centre de dramaturgie et de mise en scène

A.Kazantsev et M.Rotchine de Moscou

coréalisation | Théâtre de l’Atalante

« Plus l’argent travaille, plus il est difficile de le déranger. »


C’est le portrait d’un monde qui n’hésite pas à brader son héritage spirituel en transformant un antique monastère cistercien en fabrique de pâte à papier. C’est le portrait d’une époque imbue de sa modernité, où l’essor conjugué de la technologie, de l’industrie et de la finance couvre le territoire de voies ferrées, pendant que l’aventure coloniale prospère dans une Algérie fraîchement conquise.

CREATION

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http://www.france-russie2010.fr

Manifestation organisée dans le cadre de l’Année France-Russie 2010/ www.france-russie2010.fr

Dans un tel contexte de férocité économique et de cynisme politique, où les idéaux collectifs issus des Lumières et de la Révolution sont en voie de liquidation accélérée, la société se trouve réduite à une arène où s’entredéchirent les intérêts particuliers.

Au sein du microcosme familial, les secousses telluriques qui agitent l’ensemble de la société sont souvent amplifiées et l’affrontement y devient sans merci dès lors que les appétits concurrents ne trouvent aucun terrain de conciliation. Il s’avère alors que le parricide peut être la façon la plus rapide de résoudre les conflits de générations et vider les querelles financières.

La virile empoignade du père et du fils ne serait au fond que le énième remake d’un immémorial combat de coqs, n’était la présence de deux admirables personnages féminins, la maîtresse juive de l’un et la fiancée polonaise de l’autre, qui, pour des motifs certes fort différents, se coalisent pour armer et guider le bras du fils et confèrent ainsi à son geste homicide une complexité et une portée inattendues, chacune de ces deux Electres étant en quête d’un bien infiniment plus difficile à obtenir que l’argent, quelque chose que l’on pourrait définir comme un lieu à soi sur terre.