LE PAIN DUR
de
Paul CLAUDEL
Mise en scène d’Agathe ALEXIS et d’Alain Alexis BARSACQ
Production Compagnie Agathe Alexis et Compagnie des Matinaux

Manifestation organisée dans le cadre de l’Année France-Russie 2010/ www.france-russie2010.fr
L’équipe de création
Mise en scène Agathe ALEXIS et Alain Alexis BARSACQ
Scénographie Christian BOULICAUT
Costumes Dominique LOUIS
Lumières Stéphane DESCHAMPS
Chorégraphie Claire RICHARD
Réalisation sonore JAKOB
Assistanat à la mise en scène Grégory FERNANDES
Distribution
Sichel - Agathe ALEXIS
Lumir - Tatiana STÉPANTCHENKO
Turelure - Hervé Van DER MEULEN
Louis - Robert BOUVIER
Ali Habenichts - Georges GOUBERT
Mortdefroid - Grégory FERNANDES
Création
Création et représentations à L’Atalante du 15 janvier au 15 février 2010
A 20h30, le samedi à 19h, le dimanche à 17h, relâche le jeudi et exceptionnellement le vendredi 5 février.
Tarifs : 20€, 15€, 10€
Représentations au Centre de Dramaturgie Kazantsev de Moscou du 28 février au 03 mars 2010
Paul CLAUDEL (1868-1955)
Après qu’il fut reçu au concours des Affaires étrangères (1893), Paul Claudel passa une grande partie de sa vie comme diplomate à l’étranger : nommé vice-consul à New York puis à Boston en 1893, il rencontra l’Orient lorsqu’il fut nommé consul à Shanghai en 1895, puis vice-consul à Fuzhou. Il séjourna en Chine jusqu’en 1909, avant de poursuivre sa carrière en Europe, en Amérique et au Japon.
Par-delà les errances auxquelles devait le conduire sa vie de diplomate, par-delà la découverte de la poésie à travers l’œuvre de Rimbaud, qu’il lut pour la première fois en 1886, l’épisode fondateur de la vie de Paul Claudel fut assurément sa révélation de la foi catholique à l’occasion de Noël 1886. Il la décrivit en ces termes à André Gide : « En un instant mon cœur fut touché et je crus. Je crus d’une telle force d’adhésion, d’un tel soulèvement de tout mon être, d’une conviction si puissante,
d’une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d’une vie agitée, n’ont pu ébranler ma foi, ni à vrai dire la toucher. »
L’œuvre dramatique de Claudel se voulait « catholique, donc universelle » ; dès Tête d’or, en 1890, elle est caractérisée par la liberté de sa dramaturgie et son baroquisme, par le rejet des règles, de la mesure et de la séparation des genres. Tous ses grands textes dramatiques furent immédiatement suivis de plusieurs réécritures, les nouvelles versions allant vers la concentration de l’intrigue et vers une plus grande discipline du lyrisme.
Elle a révélé, depuis Tête d’or (1890) et jusqu’au Soulier de satin (1929), un très grand dramaturge, et des Cinq Grandes Odes (1910) jusqu’aux Feuilles de saints (1925), un très grand poète. De Connaissance de l’Est (1900) jusqu’à l’Œil écoute (1946) et jusqu’aux commentaires bibliques, elle a révélé un des principaux prosateurs de son temps.
LA TRILOGIE DES "COÛFONTAINE"
« Il y a drame là où il y a lutte, lutte d’hommes, de passions ou d’idées. Les trois pièces du cycle des Coûfontaine marquent trois « temps », trois épisodes, dont l’histoire du siècle dernier a fourni les scènes successives, d’un même conflit qu’on pourrait appeler « la lutte de l’homme avec Dieu » Paul Claudel
À partir de 1908, Claudel se consacra à la trilogie dite « des Coûfontaine » sur la société du XIXe siècle ayant pour fond l’histoire française de cette même époque. Ce sera, écrit-il : « La Révolution française, que j’appellerai la révolution contre le hasard […] puis la connaissance de la terre […] et en dernier lieu la séparation de la terre et de l’homme qui n’y a plus d’attaches ». Ces trois pièces qu’il mettra vingt ans à écrire sont dans l’ordre de leur écriture et de leur chronologie, L’Otage (1911), Le Pain dur (1918) et Le Père humilié (1920). « Je voudrais composer un cycle de drames ne produisant pas seulement des personnages, mais l’ensemble des moyens étranges, multiples et convergents par lesquels ces personnages eux-mêmes sont produits pour les fins prévues de Dieu. »
LE PAIN DUR synopsis
C’est le portrait d’un monde qui n’hésite pas à brader son héritage spirituel en transformant un antique monastère cistercien en fabrique de pâte à papier. C’est le portrait d’un régime qui bazarde un vieux crucifix au prix du bronze pour le remplacer par l’effigie triomphante d’un roi bourgeois, Louis-Philippe, dont le mot d’ordre est : « Enrichissez-vous ! ». C’est le portrait d’une époque imbue de sa modernité, où l’essor conjugué de la technologie, de l’industrie et de la finance couvre le territoire de voies ferrées, pendant que l’aventure coloniale prospère dans une Algérie fraîchement conquise. Dans un tel contexte de férocité économique et de cynisme politique, où les idéaux collectifs issus des Lumières et de la Révolution sont en voie de liquidation accélérée, la société se trouve réduite à une arène où s’entredéchirent les intérêts particuliers.
Au sein du microcosme familial, les secousses telluriques qui agitent l’ensemble de la société sont souvent amplifiées et l’affrontement y devient sans merci dès lors que les appétits concurrents ne trouvent aucun terrain de conciliation. Il s’avère alors que le parricide peut être la façon la plus rapide de résoudre les conflits de générations et vider les querelles financières. C’est en tout cas la solution qui finit par s’imposer au capitaine Louis Napoléon Turelure de Coûfontaine, dont le patronyme improbable résume à soi seul les bouleversements sociaux d’une époque. Mais la tragédie est ici ironique, car si le fils prodigue tire deux coups de feu sur son géniteur, c’est de peur qu’il fait mourir le vieux Toussaint Turelure, l’ancien boucher de 93 promu préfet de l’Empire, puis devenu capitaine d’industrie, réactionnaire et avare.
La virile empoignade du père et du fils ne serait au fond que le énième remake d’un immémorial combat de coqs, n’était la présence de deux admirables personnages féminins, la maîtresse juive de l’un et la fiancée polonaise de l’autre, qui, pour des motifs certes fort différents, se coalisent pour armer et guider le bras du fils et confèrent ainsi à son geste homicide une complexité et une portée inattendues, chacune de ces deux Electres étant en quête d’un bien infiniment plus difficile à obtenir que l’argent, quelque chose que l’on pourrait définir comme un lieu à soi sur terre.
C’est en 1949 que Le Pain Dur fût mis en scène pour la première fois en France au théâtre de l’Atelier sous la direction d’André Barsacq, qui en assura également la scénographie et les costumes, avec Pierre Renoir (Turelure), Germaine Montéro (Sichel), Jany Holt (Lumir), Jean Servais (Louis), Paul Oettly (Ali) et P.-J. Moncorbier (Mortdefroid).
Notes
Tant que je n’ai pas trouvé le Paradis, la vraie place
pour moi est ce qui ressemble le plus à l’Enfer
(La Perle Noire – Paul Claudel)
Si l’on considère Le Pain dur hors contexte, c’est à dire sans prendre en compte sa place centrale dans "La Trilogie des Coûfontaine", on serait tenté de voir cette œuvre singulière comme une critique du matérialisme triomphant du début du XXème siècle, et de son adjuvant, l’athéisme, à travers la réunion d’un quintet de crapules : “des marionnettes mortes, des fantoches qui se meuvent dans un jour brillant sans regarder le ciel”
Après une plongée dans la correspondance et les notes de Paul Claudel, il nous est apparu essentiel de prendre à charge l’antériorité du Pain dur, cette pièce qui forme le pivot et le fond de la trilogie, qu’il définit lui-même comme “trilogie religieuse de L’Otage au Père humilié“
Nous sommes portés à considérer avec une grande attention cette fermeture au spirituel, cette place vide au cœur des êtres comme le noyau et le ferment du Pain dur.
Chacun des protagonistes est amené à déplorer ou à triompher de ce “silence” qui aiguise les désarrois et les injonctions nihilistes de tous, comme une ultime vengeance envers le ciel qui leur demeure obstinément sans appel.
La figure pittoresque de Toussaint Turelure, autour de laquelle s’organise le drame, ne pouvait, selon Paul Claudel, finir avec L’Otage. Le voici, nanti des pouvoirs du siècle : “Pair de France, et Comte, et Maréchal, et Grand Officier de je ne sais quoi, et Président de ça, et Ministre de ceci et le diable sait quoi!” Le voici donc, audacieux et conquérant, convaincu de son bon droit de jouir encore de l’argent et des femmes, au nez et à la barbe de son fils détesté.
Mais en cette journée de novembre, deux femmes au sourire funèbre le conduiront à la mort persuadées que le monde ne saurait s’insurger d’un aussi juste châtiment !
Il est bon de rappeler les lectures de Paul Claudel au moment de l’élaboration de cette pièce : tout d’abord la traduction des Euménides, L’Ancien testament et Dostoïevski, Les Frères Karamazov. Ce qui relie ces œuvres entre elles, c’est le sentiment, parfois injuste, souvent vécu dans la provocation que Dieu, tel que les hommes l’ont imaginé, pressenti, s’est retiré, laissant les instincts féroces se donner libre cours. De ce désordre, de ce délice d’imagination, comme le nomme Claudel, nous ferons notre moisson, afin de rendre sensible ce “sentiment d’abandon” qui anime leur ressentiment, ce tourment secret, cette patrie intérieure inhabitée où même l’amour ne peut s’enraciner, et qui est le climat vital de l’œuvre.
La scénographie
C’est toujours le faux gout de nos anciens professeurs de rhétorique, ces chastes vieilles filles! Le sang est aussi à sa place dans un drame que le raisin dans la vendange. Cela me rappelle les bacchanales de M. Ingres, où tout est si convenable et si décent, un modeste chahut de femmes du monde. Si l’on m’avait commandé un plafond par exemple, pour un de ces palais de Gênes, la première chose que je ferais, avant même de réfléchir, c’est une tâche violette, quelque énorme cochonnerie couleur de lie.
(La Perle noire – P. Claudel)
Alain Barsacq, Christian Boulicaut et moi-même avons opté pour un espace très épuré dans les blancs et les gris, pour suggérer cette atmosphère de “fin du monde”, avec ces pluies sempiternelles et ce vent redoutable qui semble hanter Paul Claudel dans sa période picarde. Un espace unique qui se change et se vide, une fois le meurtre accompli, avec comme unique témoin ce Christ mutilé, omniprésent durant les trois actes.
Cet espace non réaliste évoquera un lieu qui fut autrefois un endroit de culte et de prière, à présent livré aux pioches des affairistes et nous permettra de glisser souplement de la comédie qu’incarne la figure moliéresque de Turelure à la tragédie du complot.
Ensuite, le travail d’écriture scénique est une heureuse coïncidence entre le pressentiment d’une scène et sa réalisation, par l’apport inventif des acteurs, dans les circonstances données de l’œuvre, comme disait Pouchkine! Et puis on sait très bien que la réalisation et matérialisation d’une scène se précise dans le refus, plutôt que dans l’application d’une dramaturgie savante et que cette œuvre magnifique nous conduise à la cerner avec intelligence et bonheur.
Agathe Alexis
Agathe ALEXIS - Co-mise en scène et rôle de Sichel
Actrice et metteur en scène Agathe Alexis est de 1984 à 1991 l’un des quatre metteurs en scène du collectif de direction de l’Atalante. Puis de janvier 1992 à juin 2004 elle codirige avec A.A.Barsacq la Comédie de Béthune, Centre Dramatique National du Nord – Pas-de-Calais. En juin 2004 elle fonde la Compagnie Agathe Alexis qu’elle implante dans le Nord-Pas-De-Calais.
Après des études au conservatoire d'art dramatique de Toulouse, elle travaille comme actrice sous la direction de A.A.Barsacq, de Bruno Bayen, d'Armand Gatti, de Daniel Girard, de Jean Lacornerie, de Jacques Lassalle, de Jacques Rosner, de Christian Schiaretti, de Bernard Sobel, de Jean-Pierre Vincent , d'elle-même,….
Parmi ses mises en scène, on peut citer Le Prix Martin d'Eugène Labiche, Préjugés et passions d'après D.Diderot, La Révolte de A.Villiers de l'Isle-Adam, Le Venin du théâtre de Rodolf Sirera, Avant la retraite de Thomas Bernhard, Deux Labiche dans une armoire d'Eugène Labiche, Renée d'Emile Zola, Le Belvédère d'Ödön von Horvath, La Tonnelle d'Hermann Ungar, Le Retable des damnées de Francisco Nieva, Clavigo de Goethe, La Chasse aux rats de Peter Turrini, Les Sincères de Marivaux, Huis clos de Jean-Paul Sartre, Mein Kampf (farce) de George Tabori, Dans l’ombre de Susana Lastreto, Loth et son Dieu d’Howard Barker
Alain Alexis BARSACQ - Co-mise en scène
Après des études d’architecte, Alain Alexis Barsacq signe plusieurs scénographies et commence à faire de la mise en scène. Il fonde la Compagnie des Matinaux en 1977. Il ouvre l’Atalante en octobre 1977 et de 1984 à 1991 il est l’un des quatre metteurs en scène du collectif de direction de l’Atalante. Il continue ensuite à diriger seul ce théâtre. Parallèlement de janvier 1992 à juin 2004 il codirige avec A. Alexis la Comédie de Béthune, Centre Dramatique National du Nord – Pas-de-Calais. En juin 2004 un nouveau directeur est nommé à la tête du CDN. A. A. Barsacq retourne créer de nouveaux spectacles à l’Atalante.
Parmi les mises en scène d’Alain Alexis Barsacq, on peut citer :
La Force des faibles d’Anna Seghers - Histoire d’une nuit de Sean O’Casey - Le Prix Martin d’Eugène Labiche - Roulette d’escrocs d’Harald Mueller - Douce nuit d’Harald Mueller - La Révolte d’Auguste Villiers de l’Isle Adam - Le Tableau d’ Eugène Ionesco - Le Tableau de Victor Slavkine - L’Homme de paille de Georges Feydeau - Luna park de Claude Delarue - Ce fou de Tchekhov sur et d'Anton Tchekhov – Conviction intime et Projection privée de Rémi De Vos Résidence tous risques de Viktor Slavkine – Les Emigrés de Slawomir Mrozek. – Play Strindberg de Friedrich Dürrenmatt
Tatiana STÉPANTCHENKO - Rôle de Lumîr
Elle a étudié au GITIS de Moscou dans la classe de Maria Knebel qui fut le maître le plus marquant de la pédagogie russe de l'après stalinisme.
Ellle commence alors brillamment une carrière d'actrice en interprétant le rôle principal dans le spectacle musical-culte de la Perestroïka, La Punaise, (joué plus de 600 fois en Russie et en Europe). Elle interprète quelques autres rôles de cette importance dans des grands théâtres de répertoire moscovites et allemands (Munich, Nuremberg, Düsseldorf). Elle a aussi tourné 9 films (Mosfilm-Moscou et Bavaria Films).
Elle a réalisé une dizaine de mises en scènes en Allemagne et en France. Dernièrement elle a mis en scène L’Affaire Elseneur ou le Meurtre de Gonzague (d’après Hamlet) de Nedjalko Jordanov, Démons du dramaturge suédois Lars Noren, La Cuisine de Wesker, Mozart et Salieri de Pouchkine.
Depuis 1996, elle enseigne aussi à l'Académie Supérieure de Théâtre de Munich à la Folkwang Hochschule d'Essen et dirige les activités pédagogiques Studio Phénix de Valenciennes.
Dernièrement elle a joué en français dans les Deux sœurs de et par Veniamin Smiechov, dans la première version du Pain dur de Claudel monté par A.A.Barsacq et en russe dans Partage de midi mis en scène par Vladimir Aguéev et dans Fedra de Marina Tsvetaeva mis en scène par Luka Hemleb.
Hervé VAN DER MEULEN- Rôle de Turelure
Après des études au Centre d’Art Dramatique de la Rue Blanche, il a joué plus de cinquante spectacles sous la direction de Raymond Paquet, Yves Gasc, Roland Monod, Bernard Anberrée, Jean Danet, Philippe Rondest, Ricardo Camacho, Laurent Pelly, Jean-Louis Martin-Barbaz, Jean-Marc Montel, Patrick Simon, Patrick Paroux, Nathalie Fillion.
Il a mis en scène notamment Le Bourgeois Gentilhomme de Molière en espagnol au Teatro Libre de Bogota (Colombie), La Périchole de Jacques Offenbach, Les Sincères de Marivaux, Rodogune de Corneille, Les Chemins de fer de Labiche, Le Conte d’Hiver de Shakespeare, L’Ingénu de Voltaire, Le Triomphe de l’Amour de Marivaux, Les Vagues de Virginia Woolf, Jacques ou la soumission de Ionesco, L’Echange de Paul Claudel, Les Trente Millions de Gladiator d’Eugène Labiche
Il dirige et enseigne à l’Ecole du Studio (Studio-Théâtre d’Asnières). Il est également directeur du Centre de Formation des Apprentis Comédiens, le premier en France pour cette profession, depuis octobre 2006.
Récemment, il a joué dans Occupe-toi d’Amélie de Georges Feydeau, Alex Legrand de Nathalie Fillion, m.en sc. par l'auteur, Britannicus de Racine, dans la Cerisaie de Tchekhov, m.en sc. de J-L.Martin-Barbaz.
Robert BOUVIER - Rôle de Louis
Après des études de lettres et de cinéma, Robert Bouvier intègre l’école Jacques Lecoq en 1982 qu’il quitte un an plus tard pour entrer au TNS où il interprète Internat de Daniel Besnehard dans la mise en scène de Daniel Girard en 1986. Robert joue notamment sous la direction d’Irina Brook, Hervé Loichemol, Laurence Mayor, Jean-Louis Hourdin, Emmanuel Schaeffer, Matthias Langhoff, Darius Peyamiras, Adel Hakim…
Parmi ses interprétations marquantes, François d’Assise de Joseph Delteil, Lorenzaccio d’Alfred de Musset et le rôle d’Alexandre dans Eloge de la faiblesse d’Alexandre Jollien dans une mise en scène de Charles Tordjman.
Il met en scène une dizaine de spectacles, dont Peepshow dans les Alpes de Markus Köbeli au Poche Genève et Une Lune pour les déshérités d'Eugene O'Neill au Théâtre du Passage à Neuchâtel.
Au cinéma et à la télévision, il a travaillé avec Janos Xantus, Jean-Luc Nicollier, Chistine Lipinska, Alain Tanner, Alain Resnais…
Acteur et metteur en scène, Robert Bouvier dirige depuis six années le Théâtre du Passage à Neuchâtel.
Georges GOUBERT – Rôle d’Ali Habenichts
Administrateur, metteur en scène et comédien, George Goubert rentre au Centre dramatique national, à Rennes, de 1949 à 1975 pour ensuite devenir le codirecteur de la Comédie de l'Ouest. Parallèlement de 1968 à 1974 il est codirecteur de la Maison de la Culture de Rennes, pour ensuite s’établir au Théâtre national de Chaillot de 1975 à 1981 comme directeur administratif et ensuite comme Directeur des programmes 1981 à 1988. Il ouvre ensuite les portes de la Comédie-Française et du Vieux Colombier pour y être Conseiller technique de 1988 à 1991.
Il a mis en scène notamment Clérambard de Marcel Aymé, La grande rage de Philippe Hotz de Max Frisch, La vie est un songe de Calderon de la Barca, La ménagerie de verre de Tennessee Williams, Monsieur chasse de Georges Feydeau, Ubu roi d’Alfred Jarry, Monsieur de Pourceaugnac de Molière, Requiem pour une nonne de William Faulkner - Albert Camus, Les batisseurs d’empire de Boris Vian, Fin de partie de Samuel Beckett, Les archanges ne jouent pas au billard électrique de Dario Fo, Protée de Paul Claudel.
Georges Goubert a joué notamment dans les mises en scène d’Hubert Gignoux, d’Antoine Vitez, de Pierre Barrat, de Guy Parigeot, d’André Steiger. Sans oublier Michel Vinaver, Michel Françon, Vincent Colin, Jacques Kraemer. Ainsi que Serge Noyelle, Philippe Mercier, Michel Estier et Agathe Alexis. On a pu notamment le voir à la télévision et au cinéma dans le film La prise du pouvoir par Louis XIV de Roberto Rossellini.
Grégory FERNANDES – Assistanat à la mise en scène et rôle de Mortdefroid
Parallèlement à ses études d’histoire de l’art, Grégory suit une formation dans la musique et le chant.
Il entre au Conservatoire National de Clermont-Ferrand promotion 2002 où il s’illustre dans La Cerisaie et Les Trois sœurs de Tchekhov, La Dispute de Marivaux…
Il a travaillé notamment sous la direction de Jean-Luc Guitton dans Le Tribunal de Vladimir Voïnovitch, Isabelle Krauss dans Avant/Après de Roland Schimmelpfennig, Michel Guyard, Carole Baud, Rachel Dufour dans L’Annonce faite à Marie de Paul Claudel.
Entre 2004 et 2006, il joue dans Dommage qu’elle soit une putain de John Ford, Angels in America de Tony Kushner et En attendant Godot de Samuel Beckett.
En 2006, il adapte et met en scène L’Ecume des jours de Boris Vian qu’il créé à Clermont-Ferrand.
Depuis 2007, il est Conseiller technique à L’Atalante ainsi que l’assistant d’Agathe Alexis. Ils travaillent ensemble aux créations de Dans l’ombre de Susana Lastreto en septembre 2007 et de Loth et son dieu de Howard Barker en janvier 2009.
Contacts
Presse : Nicole Czarniak
nicoleczarniak@lapasserelle.eu
Relations public : Gaelle About
01 42 23 17 29 - latalante.rp@gmail.com
COMPAGNIE DES MATINAUX et COMPAGNIE AGATHE ALEXIS
L’ATALANTE – 10, place Charles Dullin 75018 Paris – tél : 01 42 23 17 29
Mail : latalante.rp@gmail.com
