Graves épouses / Animaux frivoles
De Howard Barker
Texte français : Pascal Collin
Mise en scène : Guillaume Dujardin
Avec
Léopoldine Hummel, Odile Cohen
Dramaturgie : Pauline Thimonnier
Scénographie : Alban Ho Van
Costumes : Angèle Mignot
Lumières : Christophe Dubois
Production : Compagne Mala Noche ; Le Nouvel Olympia, Centre Dramatique Régional de Tours ; Comédie de Caen ; Arc en ciel, Théâtre de Rungis ; L’espace Marcel Carne, Saint Michel sur Orge ; Théâtre d’Haguenau ; Théâtre Granit ; Nouveau Théâtre de Besançon
En coréalisation avec le Théâtre de l’Atalante
Au Théâtre de l’Atalante du 5 au 27 novembre 2009
Graves épouses / Animaux frivoles
Argument
Deux femmes. Un chien mécanique. Après un changement, une révolution, une guerre.
Ces deux femmes sont dans un espace brûlé, dans lequel toute vie a disparu.
Card, était servante de Strassa avant ce « changement ».
L’ancienne servante est en habit strict. L’ancienne maîtresse en vêtements déchirés, ravagés par le changement.
Maintenant que les relations de pouvoir ont été balayées, le désir peut apparaître. Le désir du mari de Card (existe t’il ?) pour Strassa peut s’avouer et devenir le centre de leur relation.
À leurs pieds un chien mécanique. Il jappe, il miaule, il lève une patte, il sort, il rentre, il attrape et emmène des vêtements.
Card et le chien deviennent les avocats du mari auprès de Strassa.
Card par ses mots, le chien par ses mouvements demandent à Strassa de voir le mari.
Mais n’est-ce pas un désir secret entre les deux femmes qui est le centre de ce texte ? N’est-ce pas la description d’un monde dans lequel les hommes auraient disparu ?
Sixième collaboration entre la compagnie et Howard Barker (après Animaux en paradis, The seduction of almighty God, La douzième bataille d’Isonzo, Objets possibles, Révélations), ce texte, inédit à la scène, donne à voir un nouvel aspect de son œuvre. Les actions disparaissent au profit d’une nouvelle écriture : pièce de tension et de désirs secrets, les relations qu’entretiennent Strassa et Card sont pleines de mystère, tendues, charnelles. Barker écrit ce monde post darwinien : la machine serait l’état de perfection de l’évolution. Ces deux femmes seraient les derniers éléments de l’humanité. Après elles, seul le chien continuera à courir.
Graves épouses/animaux superficiels
Présentation
« Je n’aime pas les situations naturalistes. J’aime les évènements qui relèvent de la métaphore et non du lieu commun »
Propos de Barker cités par Catherine Itzin. Stages in the Revolution. London: Methuen, 1980, p. 251.
Quand le monde aura brûlé, il restera des femmes. Deux. Peut-être.
Leur séduction. Les regards jaloux entre elles.
L’image qu’elles se font du désir de l’homme pour elles.
Du désir du mari d’une d’entre elle pour celle qui n’est pas sa femme.
Du désir de l’épouse de voir son mari avec l’autre femme.
Une image matérialisée en robot, en chien quémandeur.
Une frustration.
Une image comme un manque, reflet de leur propre désir.
Nous sommes sur le terrain de l’imaginaire, de tous ses décombres.
Un endroit où le pouvoir politique – économique, social – n’a plus lieu d’être.
Un no man’s land calciné.
Du passé ne reste que la relation entre ces deux femmes.
Une comtesse et sa servante. Anciennement.
Et ce mari – celui de la servante – dont elles rêvent le désir.
Peut-être.
C’est une attente. C’est érotique. C’est vacant.
Si des fleurs poussaient, on se dit qu’elles seraient noires.
Dehors, des cris d’oiseaux.
Et un hurlement effroyable. Par moment.
Des cendres. Un chien mécanique.
Après un incendie. Après une guerre. Après.
Une catastrophe. Un renversement. Des « changements ».
On dirait un autre côté du miroir intime, cruel. Une île des esclaves du désir.
Des cendres. Toujours. Des objets animés.
Dehors, des oiseaux cognent les murs. Un hurlement se répète.
Depuis les années 1970, Howard Barker ne cesse d’écrire pour le théâtre mais aussi pour la radio, la télévision, le théâtre de marionnettes, le cinéma, l’opéra… Au sein de ce qu’il nomme et théorise le « Théâtre de la Catastrophe », il produit une œuvre prolifique dont la mécanique de ressassement fait émerger les propres obsessions et variations. Il faut entendre la « catastrophe » dans son sens étymologique, c’est un renversement : des modèles théâtraux (aristotélicien ou brechtien) ; des valeurs (éthiques, esthétiques)…
Débutant par des pièces satiriques, Howard Barker semble s’échapper peu à peu du politique, contestant la loi naturaliste qui règne au théâtre ou encore, ce qu’il nomme le « manichéisme » de Brecht ou de Bond. Pour lui, le théâtre n’est ni leçon, ni divertissement ; il est expérience de la douleur et de la beauté qu’elle révèle. Retravaillant le genre de la tragédie, ce théâtre a pour ambition de dire la complexité de l’homme.
Au fil des années, une nouvelle écriture a pris forme, métaphorique et exigeante, une écriture dans laquelle, dernièrement, semble s’opérer, comme le formule Elisabeth Angel-Pérez en empruntant le terme deleuzien, une sorte de « reterritorialisation » du politique dans l’intime et le charnel.
Deux extraits pour observer à la fois l’obstination et les variations du théâtre de Howard Barker, ce théâtre qui se nomme « catastrophe » et se définit récemment, comme art du théâtre.
« Clarté
Sens
Logique
Et cohérence
Rien de tout cela
Rien »
Prologue de The Bite of the night, La Morsure de la nuit, trad. Ivan Bertoux, inédit, in Arguments pour un théâtre de Howard Barker, éd. Les Solitaires intempestifs, 2006.
« Lexique pour l’art du théâtre
Infini
Sans fonction
Intraitable
Nulle Part
Imprévisible
Illogique
Arbitraire
Ne sont-ce pas les attributs de la mort ? »
Howard Barker, La Mort, l’unique et l’art du théâtre, éd. Les Solitaires Intempestifs, Besançon, 2008, pp.108-109.
Graves épouses / Animaux frivoles
Extrait
Une pièce incendiée, autrefois luxueuse. Un chien entre en trottinant. Il s’arrête, comme en alerte, une patte en l’air. Il trottine à nouveau, sortant. Un bruit d’effondrement, comme d’une charpente ou d’un escalier. Un nuage de fine poussière. Soudain le chien traverse la pièce en courant sans s’arrêter. Des oiseaux pris au piège se cognent contre les murs, et s’enfuient. Entrent deux femmes, l’une aux vêtements en lambeaux, l’autre en tenue austère. Elles sont calmes. Elles scrutent au dehors, l’une derrière l’autre.
CARD
Mon mari doit vous posséder / Il peut ? / Il peut vous posséder ? / Ne répondez pas maintenant
Pause
Ne répondez pas maintenant
Pause
STRASSA
Doit me posséder ?
CARD
Doit / Doit vous posséder / oui / Ne répondez pas maintenant
Pause
Les choses changent / Si vous dites non au changement
STRASSA
Clairement / Je dis clairement non au changement
Pause
CARD
Je peux être là
Pause plus longue
Je peux être là / Je dois dire / cependant / je ne suis pas certaine que ma présence ait pour effet d’adoucir / ou d’exciter / son
Pause
La violence de son /
Pause
Acte
Pause
Mais je peux être là
Pause plus longue
STRASSA
Les choses changent indéniablement / mais ce changement / quelque inexorable qu’il puisse être / n’a rien qui puisse nous forcer à nous y soumettre / c’est un surcroît de dignité pour celle qui / quelque futile qu’elle apparaisse rétrospectivement / refuse son autorité implacable / Je suggère
Pause plus longue
CARD
Je n’ai pas été d’une grande franchise /
Pause
Je sais très précisément quel effet aura ma présence sur son acte / car il faudra que je l’encourage / et avec ardeur / avec ardeur je l’encouragerai / pas seulement pour satisfaire / mais pour dépasser / ces intentions qu’il a / avec tous les égards pour vous / exprimées / et continue d’exprimer / à toute heure / demi-heure / ces intentions qui / bien que grotesques / peuvent être rendues vaines uniquement par le spectacle de votre nudité
Pause
Il hurle
Pause
Il tremble
Graves épouses / Animaux frivoles
Une compagnie
La compagnie existe depuis 2003. Depuis cette année-là, nous avons beaucoup travaillé : une résidence à l’Opéra théâtre de Besançon, des créations au Centre Dramatique de Rouen, à Londres avec la Wrestling School, à la Comédie de Caen. Nos spectacles ont tourné. Nous avons « inventé » le Festival de Caves, avons fait des lectures avec le Musée des Beaux arts et les Bibliothèques de Besançon, créé une petite école de théâtre avec la M.J.C. de Palente, animé des ateliers dans cinq établissements scolaires de la région et avec le groupe Poursuivre.
En tout, nous avons créé 24 spectacles pour près de 300 représentations. Nous avons joué à Besançon, Avignon, Rungis, Haguenau, Paris, Saint Michel sur Orge, Rouen, Colombes, Pont de Claix, Le Mans, Birmingham, Poole, Colchester, Londres, Caen, Evreux, Nice, Tulle, Alençon, Lisieux, au château de Joux, à la saline Royale d’Arc et Senans, à la Grenelle à Courchaton…
Nous avons un compagnonnage avec un écrivain Howard Barker avec lequel les liens se font chaque année de plus en plus forts.
Un groupe de comédiens est fidèle à la compagnie. Régulièrement nous avons ainsi le plaisir de nous retrouver pour l’un ou l’autre de nos spectacles.
Nous tentons à la fois une implantation locale et régionale ainsi qu’un travail national. Ce grand écart est parfois complexe à tenir. Mais pour le moment nous y arrivons.
Et ce projet s’affirme, s’affine :
Nous préparons une résidence à la Saline Royale d’Arc et Senans, nous y jouerons l’été prochain la Cerisaie ;
Notre festival de caves devrait se régionaliser, avec de nouvelles caves à Pouilley les vignes, Saône, Courchaton, Nans sous Saint Anne, Arc et Senans…
Nous jouerons, en novembre 2009, Graves épouses/animaux superficiels la nouvelle pièce d’Howard Barker au Théâtre de l’Atalante à Paris pendant un mois et au Centre Dramatique Régional de Tours.
Nous serons « proches » du nouveau Festival des nuits de Joux qui se prépare.
Graves épouses / Animaux frivoles
Biographies
Guillaume Dujardin
Guillaume Dujardin est né en 1970 à Caen. Au cours de ses études en Sciences Économiques (Maîtrise d’économie publique) il rentre à la Comédie de Caen comme attaché aux relations avec le publique. Dès 1994, il devient assistant à la mise en scène de Michel Dubois sur les créations du Centre Dramatique National. Quand, en 1997, Michel Dubois quitte Caen pour prendre la direction du Nouveau théâtre de Besançon, il demande à Guillaume de l’accompagner et de devenir directeur artistique adjoint du Nouveau théâtre. Fonction qu’il occupera jusqu’au départ de Michel Dubois en 2003. C’est au Nouveau Théâtre qu’il fit ses premières mises en scène professionnelles : Histoire de nuit de Sean O’Casey, La Nouvelle Délivrance de S.I. Witkiewicz, L’écriture ou la vie d’après George Semprun, Brutopia d’Howard Barker, Claude Gueux d’après Victor Hugo. L’auteur Howard Barker a assisté à l’une des représentations de Brutopia. C’est à la suite de cette rencontre qu’ils ont décidé de mener ensemble un travail commun sur plusieurs années.
En 2003, Guillaume fonde la Compagnie Mala Noche avec des amis comédiens : Pierre-François Doireau, José Drevon, Pearl Manifold, Christian Pageault, Luc Schillinger, Judith Siboni.
Avec cette compagnie, il invite Howard Barker à mettre en scène en France et en français Animaux en paradis. Le spectacle est produit par le Théâtre des Deux Rives et est joué par six comédiens français et 4 comédiens britanniques. Le spectacle se crée à Rouen au Printemps 2005 et part ensuite en tournée.
En 2005, l’Opéra Théâtre de Besançon l’invite comme metteur en scène associé : il y a mis en scène depuis Le petit ramoneur et Curlew River de Benjamin Britten, Cosi fan tutte et La petite flûte magique de Mozart.
En 2006, The Wrestling School, compagnie britannique que dirige Howard Barker, l’invite à mettre en scène The seduction of almighty god. Le spectacle, joué par 6 comédiens britanniques et 2 comédiens français, est créé à Birmingham et représenté dans plusieurs villes anglaises. Le spectacle est joué en décembre 2006 au Riverside studio à Londres.
En 2006 toujours, la Compagnie crée le Festival de Caves. Pendant 4 semaines, au printemps 2006, six spectacles sont créés et joués dans les caves de particuliers bisontins par les comédiens et metteurs en scène de la Compagnie. Guillaume y a mis en scène La douzième bataille d’Isonzo d’Howard Barker, Le journal de Klemperer d’après le Journal de Victor Klemperer, Un voyage en Amérique d’après Alexis de Tocqueville, Mille enfants meilleurs d’Alexandre Friederich.
Au cours de l’édition 2007 du Festival. Guillaume y a mis en scène Jenny tout court de Michel Berreti et Objets possibles d’après l’œuvre d’Howard Barker.
À l’automne 2007, Guillaume a mis en scène une nouvelle pièce d’Howard Barker : The dying of today. Le spectacle créé à la Comédie de Caen s’est joué en tournée à Evreux, Alençon, Rungis, Colombes, Pont-de-Claix, Nice, Tulle, Saint Michel sur Orge….
À l’été 2008, Guillaume met en scène le Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare pour le Centre d’Animation du Haut Doubs dans le cadre du Festival des nuits de Joux. A la suite de ce spectacle, le CAHD lui propose de diriger le Festival afin de lui donner une nouvelle direction.
Au cours du même été, la Compagnie Mala Noche est en résidence à la Saline royale d’Arc et Senans. Dans ce cadre, Guillaume y met en scène le Roi Nu d’Evgueni Schwartz. Cette résidence durera trois années et sera complétée par la mise en place d’un atelier théâtre.
Entre 2004 et 2006, il a dirigé la Manifestation : Les nouvelles Écritures Scéniques pour le Théâtre 95 à Cergy Pontoise.
Depuis 1999, il est également Professeur Associé à l’Université de Franche-Comté. Il dirige, en particulier le Deust théâtre, diplôme pré professionnalisant aux métiers du théâtre.
Léopoldine Hummel
Comédienne issue de l'école supérieure de la Comédie de S-Etienne promotion 2009. Depuis sa sortie en juin dernier, elle joue "La Fille" dans Music-Hall de Jean-Luc Lagarce, mis en scène par Marie Allain ; "Ariel" dans La Tempête de Shakespeare, mis en scène par Rémy Barché ; "Kniaz von Trepas" dans Tout le monde veut vivre d'Hanokh Levin, mis en scène par Simon Vincent et "Charlotta" dans La Cerisaie de Tchekhov, mis en scène par GuillaumeDujardin.
Après un bac théâtre en collaboration avec le TNS, Léopoldine a débuté sa formation avec le D.E.U.S.T. Théâtre de Besançon sous la direction de Guillaume Dujardin, Valérie Baugier et Laurent Hatat, puis à L'école Supérieure de la Comédie de Saint-Etienne, où elle a notamment travaillé avec François Rancillac, Jean-Claude Berutti, Yves Bombay, Philippe Sireuil, Jean-Marie Villégier, Olivier Maurin, Jean-Claude Durand, Oscar Strasnoy, Marie Vermillard et Benjamin, Gilles Granouillet, Vincent Rouche, Anne Cornu, Geoffroy Lidvan, Martine Bertrand et Jean-Paul Delore. Elle effectue un stage d'assistanat, en 2008, auprès d'Armin Petras, au Thalia Theater de Hamburg en Allemagne, pour sa mise en scène de Brand d'Ibsen.
Musicienne, elle étudie parallèlement le piano et le chant lyrique, au conservatoire de Strasbourg, puis à Besançon où elle obtient son Certificat de Fin d'Etudes Musicales (CFEM) de piano en 2006 et commence des études de musicologie à l'université de Franche-Comté. En 2004, elle interprète "Juliet", dans l'opéra Le petit Ramoneur de Benjamin Britten, mis en scène par Guillaume Dujardin à l'Opéra-Théâtre de Besançon. Elle joue régulièrement avec le groupe "La Manivelle", en France et en Allemagne, et participe au spectacle Shall und Rauch mis en scène par Marion Schmitt-Kumke au Bürghof Theater de Lörrach en 2007. La même année, elle fonde, avec Elise Clarac-Hordé, le duo glam-expérimental Maïkeul Izeuking, et enflamme les rues de Lyon. Elle est également en train d'accoucher de M.A.M.A.N , un projet musical alsacien en collaboration avec Yérri Hummel.
Depuis septembre 2009, elle est permanente de la Compagnie "Mala Noche" à Besançon. Elle joue Card dans Graves épouses/Animaux Frivoles d'Howard Barker, mis en scène par Guillaume Dujardin.
Odile Cohen
Après une formation au cours Florent, elle intègre le Conservatoire National Supérieur de Paris. Depuis 1985, elle joue au théâtre mis en scène par Gino Zampieri, Daniel Mesguich, Guy-Pierre Couleau, Christian Caro, Jacques Rosner, Benoît Lepecq, Michel Demarcy, J.P. Bouvier, Robert Hossein. Au cinéma, elle joue dans LA SAINTE VICTOIRE réalisé par François Favrat, MERCI LA VIE réalisé par Bertrand Blier. Et à la télévision elle est dirigée par Lucas Belvaux, Philippe Roussel, Mickaël Perrota, Stéphane Kurc
Daniel Janneau, Denis Malleval, Denis Berr, Robert Mazoyer, François Luciani, Serge Maoti.
Pauline Thimonnier
Après les classes préparatoires littéraires, Pauline entre à l’école Nationale Supérieure du Théâtre National de Strasbourg, en section dramaturgie (promotion 2005-2008). Elle y travaille avec Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma, Benoît Lambert, Frank Soehnle, Stéphane Braunschweig, Rémy Barché, Eloi Recoing, David Lescot et Joseph Danan,.
Depuis sa sortie de l’école, Pauline travaille avec Benoît Bradel et Yves Beaunesne.
En parallèle, elle suit un Master en littérature à l’Université de Poitiers sous la direction de Christophe Triau.